La Réunion est une des
seules îles de la région dont les premiers habitants aient été des
Européens. En effet, l'île était totalement inhabitée avant d'être
découverte par des navires européens en route vers les Indes. Si l'on
date sa découverte à 1500, il faut savoir que des explorateurs arabes
semblent l'avoir déjà repérée avant. Un navigateur portugais, Diogo Dias, y aurait débarqué en juillet
1500. Un autre navigateur portugais, Pedro de Mascarenhas y débarque
le 9 février 1512[3] ou 1513[4], jour de la Sainte-Apolline, alors
qu'il est sur la route de Goa. L'île apparaît ensuite sur des cartes
portugaises sous le nom de Santa Apolonia. Vers 1520, la Réunion,
Maurice et Rodrigues sont appelées archipel des Mascareignes, du nom
de Mascarenhas. Aujourd'hui, ces trois îles sont couramment appelées
les Mascareignes.
Au début du XVIIe siècle, l'île est une escale sur la route des Indes
pour les bateaux anglais et néerlandais. Le 23 mars 1613, l'amiral
néerlandais Pieter Willemsz Verhoeff (Pierre-Guillaume Veruff), de
retour de Java, fait escale à la La Réunion et baptise l'île encore
inhabitée England's forest.
Les Français y ont ensuite débarqué pour en prendre possession au nom
du roi en 1642 et l'ont baptisée île Bourbon, du nom de la famille
royale. En 1646, douze mutins chassés de Madagascar sont abandonnés à
la Réunion. D'autres personnes viennent la peupler en 1665. Françoise
Chatelain de Cressy est arrivée pendant cette période et est à
l'origine de plusieurs familles connues de Bourbon. C'est surtout
Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais, gouverneur de l'île de 1735
à 1745, qui a contribué à son premier développement.
Le 26 septembre 1806, l'Ile prend le nom de Bonaparte et se retrouve
en première ligne dans le conflit franco-anglais pour le contrôle de
l'océan indien.
Pendant les guerres napoléoniennes, en 1810 l'île passe sous
domination britannique, puis est rétrocédée aux français lors du
traité de Paris en 1814.
Grâce à la main-d'œuvre servile que fournissent les esclaves, la
culture de la canne à sucre se développe, de préférence à celle du
café. Survenue en 1841, la découverte d'Edmond Albius sur la
pollinisation manuelle des fleurs de la vanille permet bientôt à l'île
de devenir le premier producteur mondial de vanille.
Le 20 décembre 1848, l'abolition de l'esclavage est finalement
proclamée par Sarda Garriga (le 20 décembre est un jour férié à la
Réunion). Louis Henri Hubert Delisle devient son premier gouverneur
créole le 8 août 1852 et reste à ce poste jusqu'au 8 janvier 1858.
L'Europe a de plus en plus recours à la betterave pour remplir ses
besoins en sucre. Malgré sa politique d'aménagement et le recours à l'engagisme,
la crise économique couve et devient patente à compter des années
1870. Par la suite, le percement du canal de Suez conduit le trafic
marchand à s'éloigner de l'île.
Le 19 mars 1946, la Réunion devient un département d'outre-mer
français puis, en 1997, l'une des sept régions ultrapériphériques de
l'Union européenne.
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Les
partis politiques réunionnais sont à peu de choses près les filiales
ou les homologues de ceux de métropole, Le PCR a néanmoins quelques
revendications autonomistes ; on trouve le même reflet pour les
organisations syndicales. La vie politique, comme les mouvements
revendicatifs, est étroitement déterminée par les échéances, les
mesures gouvernementales et les mobilisations de la métropole.
Située dans l'Océan Indien
par 55° 3 de longitude Est et par 21° 5 de latitude Sud, au-dessus du
Tropique du Capricorne, la Réunion est à 210 km de l'Île Maurice, à
800 km de Madagascar et à 9 200 km de Paris. Elle fait partie, avec
l'île Maurice et l'île Rodrigues de l'Archipel des Mascareignes.
L'île située au milieu de la plaque africaine est née de l’activité
d’un point chaud, anomalie thermique du manteau terrestre, produit de
5 millions d’années d’éruptions volcaniques du Piton des Neiges (3
070,5 m) puis du Piton de la Fournaise (actif - 2 631 m), dont
seulement 1/32e du volume total émerge, pesant de tout son poids sur
la croûte océanique, un “plancher” de surcroît tapissé de sédiments
marins formant une assise incertaine pour un tel édifice. La croûte
océanique s’enfonce progressivement, capable d’une certaine souplesse
(flexure lithosphérique).
Naissance de l'îleEn effet, né par 4500 mètres du fond de l'océan et
après une activité volcanique intense, le Piton des neiges émergea
voici quelques 3 millions d'années. L'île se forma autour du Piton
hors de l'eau, et c'est à ce moment que le Piton de la Fournaise
émergea à son tour.
Après une intense activité et des éruptions explosives des deux
volcans, le Piton des Neiges se calma et eut sa dernière éruption
voici 12.000 ans, mais le coeur reste encore chaud avec une
température de 200° vers 2000 mètres de profondeur; d'où les sources
hydrotermales de la région de Cilaos. Toute l'histoire volcanique de
l'île est évoquée à la Maison du Volcan à Bourg-Murat sur la route qui
traverse l'île, de Saint-Pierre à Saint-Benoit.
Le chef-lieu de l'île est
Saint-Denis, située au nord de l'île ; les sous-préfectures sont
situées à Saint-Pierre au sud, Saint-Paul à l'Ouest et Saint-Benoît à
l'Est.
Parmi les autres villes importantes, on citera : Le Tampon,
Saint-Louis, Saint-André et Le Port. Situées sur la côte ouest, les
stations balnéaires les plus réputées sont Saint-Gilles sur la
communne de Saint-Paul et Saint-Leu.
Le cirque de Cilaos vu des
hauts de Saint-PierreLe relief de l'île est très accidenté,
particulièrement dès qu'on s'éloigne du littoral. La roche volcanique
est progressivement érodée par les précipitations tropicales. La
Réunion, plus jeune île de l'Archipel des Mascareignes en est aussi le
point culminant avec le Piton des Neiges qui culmine à 3 069m.
L'érosion a creusé trois cirques naturels dans ce volcan éteint :
Cilaos, Mafate, Salazie. Certains villages dans ces cirques ne sont
pas accessibles par la route mais uniquement par hélicoptère ou à
pied. Le reste de l'île reste très escarpé, spécialement dans les
hauts où l'on retrouve de nombreuses rivières et des cascades qui
creusent des ravines profondes à la végétation luxuriante.
De part la relative jeunesse de l'île, le littoral est aussi très
accidenté et l'océan attaque avec violence de grosses roches où la
circulation est impossible. Le Grand brulé est la partie orientale de
l'Ile, zone strillée par les dernières grandes coulées de lave
solidifiées qui tombent jusqu'à la mer.
Le littoral occidental abrite le seul lagon de l'île entre
Saint-Gilles et Saint-Leu. On y trouve les seules plages de sable
blanc.
Baignée par les alizés
d'Est, on distingue deux zones climatiques :
La moitié de l'île au vent, est riche en cascades et en paysages
verdoyants.
L'autre côté, sous le vent, est plus sec, on y trouve les plages et il
y fait beau presque toute l'année. Un grand projet est d'amener les
eaux du versant est vers l'ouest.
De même, deux saisons sont ressenties :
Il existe une période sèche, pendant « l'hiver austral» c'est-à-dire
de mars à septembre, où il fait généralement beau (16°-25°C sur la
côte).
La période des pluies, en été, de décembre à mars (18°-33°C sur la
côte) est soumise au passage de plusieurs dépressions tropicales.
La flore à proximité du
golf de Bassin Bleu, dans les Hauts de l'Ouest de La Réunion.Du fait
de son relief, la Réunion compte une multitude de micro-climats ayant
favorisé le développement d'une faune et d'une flore endémiques.
Depuis que l'île est peuplée, les hommes ont aussi rapporté des
plantes, des arbres et des animaux venant d'autres continents.
Beaucoup viennent de zones tropicales comme le manguier (Asie) ou
l'arbre du voyageur (Madagascar) mais certains viennent de zones plus
tempérées.
Du fait de son relief et
de son Histoire, la Réunion compte une multitude d'espèces animalières
endémiques, et notamment un très grand nombre d'oiseaux.
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